J'ai le plaisir de vous annoncer que nos
J'ai le plaisir de vous annoncer que nos aventures djiboutiennes sont officiellement ouvertes !
J'ai retrouvé Fredouille et découvert notre nouveau nid sous 50 °C (pas de soucis à cette température pour faire cuire les oeufs).
Comme vous pouvez le constater, je suis bien arrivée à Djibouti, après un voyage en avion d'un peu plus de 12h. En fait, nous sommes partis avec un petit retard d'1 heure (23h00).
Le décollage de Paris a été très sympa avec un magnifique panorama de la capitale vue du ciel et de nuit. Toutes ces petits points lumineux, les grande avenues qui se déssinent comme des rubans de lumière, la Tour Eiffel, c'était magique.
Je n'avais jamais pris l'avion au départ de Paris de nuit. Vraiment, ça vaut le coup. La prochaine fois que vous décidez d'aller visiter un pays, pensez à partir en soirée pour bénéficier de ce superbe tableau... juste magique !
Le vol s'est bien déroulé, pas de soucis. Un personnel agréable et aux petits soins pour chaque passagers. Un mot sur les passagers composés essentiellement de femmes et d'enfants. Parfois des mamans avec 2, 3 et voir même 4 enfants. Quel courage ! Les enfants étaient répartis de manière à ce que chacun d'entres eux puissent être à côté d'un adulte. En cas de problème, cette personne (dont je faisais partie) est en mesure de prendre en charge l'enfant pour l'équiper en masque ou pour l'accompagner en cas d'évacuation (pour faire un tour de toboggan...Youpi).
J'ai voyagé à côté d'un petit Rayan d'environ 8 ans trés calme et vraiment bon dormeur. Que ce soit au décollage ou à l'atterrissage, imperturbable.
Le programme TVde cette nuit du 22 au 23 aout ; Le Lorax à 00h00 (je me suis endormie) suivi de Radio Star http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=196255.html vers 2h00 (je me suis reveillée au début, je l'avais déjà vu, mais comme j'avais beaucoup aimé, c'est avec plaisir que j'ai replongé dedans ).
Puis des micro-sommeils de 20/30 min.
Pas facile de dormir en avion et surtout avec des enfants qui pleurent; certains étaient inconsolables. Il y en avait un qui n'arrêtait pas de pleurer "je suis fatigué, je suis fatigué, "... Bah dors et fait pas c...!
Puis le levée du soleil au-dessus des nuages, il n'y a que les oiseaux qui peuvent profiter de ce spectacle d'habitude. Et bien au réveil j'ai moi aussi pu l'admirer.
A 8h00 (6h00 en France) nous arrivons pour notre escale à Abu Dhabi. Le capitaine nous annonce 31°C au sol. En débarquant pour aller se dégourdir les jambes, c'est une grosse claque chaude et humide pour bien se reveiller. Et baf... un avant-gout de ce qui vous attend.
Retour dans l'avion pour ENCORE 2 heures de vol. Je trépigne d'impatience. J'essaye de tromper l'ennui avec un livre (Un amour de jeunesse d'Ann Paker) ou en reprenant ma broderie... mais rien n'y fait... c'est quand qu'on arrive... j'en ai marre...c'est encore long ...
Finalement, le pilote nous annonce que nous allons bientôt amorcer notre descente vers l'aéroport de Djibouti en nous précisant le température au sol : 39°C.
Et là, c'est plus fort que moi, mes yeux se remplissent de larmes à la vue de la terre... Djibouti, l'Afrique. Je réalise que ce que je vois se rapprocher est ma destination non pas pour 2/3 semaines de vacances, mais bien pour 2/3 ans de vie. Je suis émue en découvrant ce pays d'Afrique, la mer bleue comme je ne l'ai encore jamais vue, et le terre aride, jaune, orange, sans végétation.
Et puis un peu plus loin, la ville de Djibouti.
12H15, ça y est, notre avion a touché le sol, je suis chez moi. Je ne retiens plus mes larmes. Une hôtesse me sourit... à ce moiment précis, c'est une vague de bonheur qui m'envahit. Je suis heureuse. Au bout de ce voyage il y a mon petit mari qui m'attend. Dans quelques minutes nous serons enfin réunis après plus de 3 semaines.
L'avion est posé. La passerelle est en place. Je me précipite vers la sortie et là... là...la fournaise
Les 39°C annoncés sont bien entendu une valeur sous abris. Sur le tarmac de l'aéroport il fait plus de 55°C. Autant vous dire que mes larmes se sont vite évaporées.
Aller, encore 2 étapes et je pourrais me blottir dans les bras de Fredouille. Je passe le poste de contrôle des passeports et récupère mes bagages.
Il est là... mon petit mari. Et là, patatras... reveloilà mes copines les larmes. Comme dans les films romantiques (la transpiration en plus).
Il est temps de se mettre en route. Je découvre en même temps notre nouvelle voiture.
Un vieux 4X4 tout poussiéreux dont la clim' a eu le bonne idée de tomber en panne. Fred l'a achetée au mec qu'il remplace ici.
Direction le Héron, c'est le nom du quartier que nous habitons. Je découvre les rues, les gens, le batiments...
Je vais tacher de faire un maximun de photos afin de donner un aperçu de tout cela.
L'appart est en chantier, y'a des cartons partout. La caisse maritime n'est arrivée que d'hier (le 22 aout) donc Fred n'a pas eu le temps de faire grand chose. Cest pas un souci pour moi. Mais on verra ça demain, là j'ai faim.
Mon 1er repas à Djibouti, nouilles sautées aux crervettes. Fred m'invite à la Grande Muraille, un p'tit resto chinois dans notre quartier. Je pense que s'il ne connaissait pas les lieux, je n'aurais jamais franchi le seuil...comment dire...d'extérieur ça fait abandonné. Y'a des trucs qui traînent dans la cour, des fenêtres cassées... Dans la salle vide, des hommes jouent aux cartes; cigarettes au bec. (y'a pas de réglementation anti-tabac à Djitouti). Il y a des pièces de monnaie sur la table. Entre eux, ils parlent chinois...drôle d'ambiance. La salle de resto est, ni plus ni moins, une salle à manger avec quelques tables et chaises en plastique. Faut pas être trop regardant sur le ménage, mais la nourriture est super.
Dans les toilettes, pas d'eau courante; la serveuse m'amène une bassine d'eau pour que je puisse me laver les mains et pour la chasse d'eau...
Promis, je fais des photos la prochaine fois.
Là je suis un peu fatiguée, un petite sieste s'impose.Mais ici c'est possible qu'avec la clim'...
Chut ! Faut pas réveiller Fred...
La clim en 2 mots : rafraichissant et bruyante, il va falloir s'habituer. Je pense que des boules Quiés vont m'aider à surmonter ça. Il parait qu'après quelque temps on ne l'entendue plus (parce que qu'on est devenu sourd ?)
Après une bonne sieste, nous partons faire quelques courses. Voici quelques images de notre shopping. Il y a à Djibouti un supermaché Casino, un Leader Price et des enseignes locales comme Algamil ...Tous ici est plus cher. Pour une salade verte compter environ 1000 FDJ (un peu moins de 5€)
Trouver dans ce bel alignement de jus de fruits, la canette qui a été mise à l'envers ...
Ici les supermarché s'appelle Al-Gamil, Al-Galux ou encore NougaPrix ...
Et le soir, de nouveau un resto. Un nouveau voyage pour nos papilles. Cette fois Fred me fait découvrir le Bafana où nous avons dégusté un Wat, une spécialité éthiopienne. C'était vraiment délicieux. La grande galette ressemble beaucoup à une galette bretonne mais est plus acide.
Ne cherchez pas les couverts, il n'y en a pas. Le Wat se mange avec les doigts. J'adore.
Le Wat, le plat traditionnel ethiopien
Déjà une semaine de passée. Je n'ai pas vu le temps passer.
Le matin Fred pars de la maison à 5h45 pour commencer à 6h00. Nous habitons à environs 15 min de la base. Il me réveille en partant et je m'installe le p'tit déj dans le salon avec la clim'. Il fait déjà trés chaud à cette heure là. Je ne peux pas vous dire combien, car nous n'avons plus de termomètres. Nous en avions acheté 2 avant de partir, mais comme des gros nuls, nous les avons mis dans la caisse maritime. Ils ont explosés car ils n'allaient QUE jusqu'à 50°C... débutants que nous sommes : )
Je m'installe tranquille avec un peu de lecture et vers 7h00, à l'attaque des cartons. C'est agréable de retrouver ses affaires. Hormis les termomètres, nous n'avons pas subi de casse. C'est incroyable vu la tronche des cartons. Certains étaient tout défoncés et avaient été ratatinés d'1/4.
Les trucs drôle au débalage: le sucre en poudre à commencé à fondre. Les caramels que nous avions eu pour le mariage étaient tout collés au papier (et pas bon), des bougies ont fondu et étaient toutes collées entre elles.
Mais à par ces bizarrerie, nous avons tout récupéré.
Je pense que vous mourrez d'envie de découvrir chez nous, voici les 1ères photos de notre appart.
Voici notre immeuble vue de l'extérieur. Nous, nous occupons le RDC... (on aperçoit la moustiquaire verte en bas)
Suivez le guide pour la visite des lieux...
Le salon / salle à manger
La cuisine
La chambre
La chambre/Atelier (et oui, j'ai une pièce à moi pour la couture, trop cool )
La salle de bain
Donc voilà, j'ai passé mes matinées à défaire les cartons, à ranger, à trier...tranquillement. Pas de stress.
Puis Fred rentre vers 13h30 (il finit à 13h) et nous déjeunons ensemble, et sieste.
Il fait tellement chaud, c'est trés fatiguant. Chaque geste est fatiguant. Nous avons la clim' dans toutes les pièces sauf la cuisine. Faire la cuisine dans cesconditions est difficile. La sueur qui dégouline dans le dos, le long des tempes, sur le bout du nez, qui tombe dans les yeux (ça pique).
Comme je fais du rangement, je passe d'une pièce à l'autre donc je ne mets pas la clim partout, l'électicité est trés cher à Djibouti, elle n'est pas produite ici mais arrive d'Ethiopie. Donc j'ouvre les fenêtres pour faire un courant d'air...chaud. C'est comme si vous aviez un gros séche-cheveux à vous souffler dessus. Enfin bref, il fait TRES CHAUD.
Après la sieste, on va en ville pour finir les démarches d'aménagement, les trucs sympas comme l'ouverture de ligne (nous aurons internet à la maison d'ici un mois si tout va bien), le contrat d'assurance, acheter une nouvelle chasse-d'eau, enfin vous connaissez ça aussi. A Djibouti les démarches administratives sont les mêmes qu'en France en plus long (et plus chaud). Fred cherche un scooter pour aller au boulot ainsi je pourrais disposer de la voiture pour aller me promener. Enfin, faut-il encore que j'arrive à me repérer, avec mon sens de l'orientation inné ...
Voici quelques photos de Djibouti ville prises mardi 28 aout. Fred et moi sommes allés voir pour un scooter et après nous nous sommes offerts une bonne dose de vitamines dans un bar à jus : pamplemous, banane, goyage.
En ville on croise des gens, mais aussi des chèvres et des chats... minou-minou. Il y a aussi des chiens qui se promènent en bande (meute). Et des oiseaux, des zébus...
Mercredi soir (le 29 aout) , notre 1ère sortie en couple avec d'autres collègues de Fred à La Pergola. Un resto avec une piscine. Il faisait si chaud dehors que les serveurs nous on mis des ventilos pour faire un peu d'air. Une trés bonne adresse où je me suis régalée d'un filet de poisson (j'ai oublié le nom) sauce vanille et fruits de la passion...et pour Fred, un filet mignon de porc (on trouve du cochon sans problème à la carte des resto) caramelisé au jus de mangue. Ca fait pas rêver ça ?
Bon, le point moins bien de cette soirée, c'est qu'on a pas pensé aux maillots de bain (les boulets !).
On est rentré à 00h30... ça a faire un peu mal le demain matin pour Fred. Heureusement, le lendemain c'était jeudi, donc à 13h00 le week end. Chez les musulmans, le jour de repos c'est le vendredi. Je ne suis pas encore habituée à ce nouveau rythme, c'est normal aussi, ça ne fait qu'une semaine que je suis arrivée.
Vendredi (31 août), c'est le week end, et que font les expat' les week-end à Djibouti ? Ils vont à la plage. Notez bien que nous pouvons y aller tous les jours, nous sommes à environ 500m de la mer, mais le vendredi à une saveur différente. Direction les plages du Héron vers 9h00. Même s'il fait couvert, le soleil est déjà très chaud.
Puis pour le plaisir, un p'tit tour au Djibouti Palace Kampisky pour aller prendre le thé accompagné, bien entendu, de sa petite patisserie (enfin, façon de parler, car les parts sont vraiment énormes).
Samedi soir (1er septembre), c'était soirée Tartiflette (oui, oui avec le Roblechon et le patates et les lardons) chez Nathalie, une amie qui vit à Djibouti depuis 7 ans et qui offre régulièrement sa maison (immense) et son jardin (avec piscine) pour des soirées entre collègues.
Imaginez un peu. On est en septembre et on déguste une bonne tartiflette en maillot, les pieds dans la piscine et au claire de lune.
Une très agréable soirée. Nous étions environ une trentaine et chaque couple devait apporter une tartiflette et une bouteille. Ici faire une Tartiflette c'est un peu un luxe à plus de 15€ le Roblechon, mais elle était bonnnnnnne.....
Mardi 4 septembre
Ce matin, je suis allée faire le marché avec Stéphanie, la femme d'un des collègues de Fred et Wilhow, sa femme de ménage qui nous a accompagner pour nous guider dans nos achats et surtout pour ne pas nous faire rouler. Nous avons acheté un mérou à 2.



































