Sur une île deserte
Semaine du 1er au 7 octobre
Proverbe du mois
En octobre, qui n'a pas de manteau, doit en trouver un bientôt. A ce proverbe je réponds "En octobre, qui vit à Djibouti, reste en bikini"
Nous sommes donc entrés dans le mois d'octobre et ici le temps reste inchangé, il fait toujours aussi beau et chaud. Il y a un léger mieux le matin et le soir où les températures descendent un peu, mais ça reste chaud, pas besoin de sortir les manteaux.
Lundi dernier j'ai eu mon 1er cours de photo. Au programme : "Cadrage, composition et focale". Pour le moment, nous avons notre petit appareil numérique avec lequel nous illustrons le blog, mais comme bientôt il sera temps de faire la lettre au Père Noël, nous comptons bien demander un réflex afin de mettre en oeuvre ce que je vais apprendre. Le club propose donc des cours théoriques, et nous aurons aussi des sorties en ville et dans de nombreux lieux pour nous exercer à la prise de vue sur des sujets différents; que ce soit de nuit, en macro, paysage ou studio (sur les îles, à Djibouti, dans un parc animalier, au Grand Bara pour suivre la course...) ça va être vraiment sympa.
Mercredi c'était le début du renforcement musculaire, et jeudi, le début des courbatures ...j'ai eu mal partout, vivement dimanche prochain pour le 2nd cours : ).
Le jeudi c'est Club couturede 15h à 18h. Je me suis nettement améliorée dans la confection de la petite pochette sur laquellenous travaillons. Comme j'avais cousu mon biais à la machine, ça n'allait pas du tout. La couture allait de travers et ce n'était pas joli. J'ai donc sorti l'arme de geurre...le décou-vite et j'ai recommencé, mais cette fois à la main. Et là, je suis contente du résultat. Du coup, j'en ai fait une autre.
Notre animatrice dit :"La couture c'est 2 choses; patience et modestie".Ouais, mais j'ai quand même l'droit de dire qu'elle est trop belle ma p'tite pochette, hein oui ?
Fredouille n'a pas encore commencé ses activités, le badmiton et le tir à l'arc. On a été un peu empêchés les après-midi à cause des travaux à la maison, enfin en réalité 2/3 trucs à changer, mais ici ça peut prendre 1 semaine 1/2 facile. En fait, tout ça tient au fait que le responsable des travaux n'est jamais là à l'heure (environ 1h30 de retard), qu'il n'a pas de matériel... bref, c'est juste à se taper la tête contre les murs. J'ai pété un cable jeudi matin. Ca faisait 4 jours que je l'attendais pour qu'il passe changer notre baignoire. Lundi, mardi, mercredi...pas là et jeudi enfin, à 7h00 téléphone. Il passe à 8h30. Je me dis :Super, il va encore se pointer à 10h30 les mains dans les poches. Et non, à 8h30, le voici mon zigoto qui arrive à l'heure avec 2 autres mecs pour retirer la baignoire et mettre la nouvelle. A 10h, la baignoire est sortie, et le temps que je puisse réaliser, tout le monde était parti. Je me retrouve avec un trou dans le salle de bain et plus un mec...J'appelle le "chef des travaux". Il me dit qu'il doit aller acheter du matériel, il arrive. A 12h, toujours personne. Je rappelle, il arrive. 13H00, personne, j'appelle, il arrive...
Le problème, c'est que nous sommes jeudi, et c'est à 13h qu'arrive le Khat pour le week end. Il est capable de ne plus se pointer de la journée... Et vu les litres de transpiration, je vous jure que la douche c'est juste indispensable. Et voilà mon coco qui revient à 13h45 pour nous dire qu'il allait déjeuner, qu'il reviendrai à 15h. Je rêve !
En plus, le soir on avait du monde à l'apéro...Heureusement que Fred était là. Il a pris le relais, et moi j'ai foncé à mon cours de couture.
Mais lorsque je suis revenue à 18h30... le chantier là dedans. Rien n'était fini, y'avais de la merde partout. On accueillait 10 collègues de Fred d'Evreux de passage à Djibouti pour la soirée. Pas de salle de bain pour prendre une douche, du sable et du ciment partout...
Enfin, ils sont partis à 20h45 en me laissant une salle de bain dans un état ... Et bien sûr, ils n'ont pas fini. Et puis il faut voir les finitions...un désastre.
C'est vraiment pénible ici cette façon qu'ont les djiboutiens de se foutre de tout, de ne pas respecter les horaires et leurs engagements. On ne sait jamais si ça va bien se passer et dans un temps raisonnable.
Le chef des travaux doit repasser dimanche à 16h pour finir... Si à 16h30 il n'est pas là, je m'casse.
Jeudi 4 octobre (soir)
Les collègues de Fred sont arrivés à 21h. Pour l'apéro, j'avais demandé à Roda de nous préparer 100 samoussas et beignets. On s'est régalé. En plus de tout cela, nous avons commandé 4 sortes de Fatira au resto en face de chez nous Le Lac Abbé :fatira boeuf, poulet, poisson et chameau.
Marcel était super content de recevoir ses collègues Normands. On a passé une très bonne soirée. Après l'apéro, direction le centre de Djibouti pour une virée au Sham's, c'est une boîte en ville. Je n'avais pas mis les pieds en boîte depuis... je ne sais plus depuis quand. La boîte s'était... bruyant, enfumé et ...bruyant.
J'avais un peu peur de m'ennuyer avec tous ces mecs en goguette, mais pas une seconde. Ca a été très agrèable de discuter avec chacun (bah oui, avec la musqiue super forte, on ne peut discuter qu'avec une seule personne à la fois en parlant bien fort et tout près de l'oreille). J'ai même partagé un rock avec l'un d'eux (1 seul rock parmi toute une soupe Rnbi/danse/J'sais pas quoi mais qui a toujours le même rythme). J'aime beaucoup danser, mais là... c'est vraiment pas possible. C'est peut-être plus de mon âge remarquez, mais oui c'est ça .... Et puis se trémousser comme un ver de terre sorti de son trou, pas trrop (en plus j'avais plein de courbatures à cause du renforcement musculaire de la veille). J'suis trop pas dans l'coup...
Enfin, nous avons laissé les gars vers 3h30 pour rentrer nous coucher après une soirée bien arrosée.
La preuve, Marcel a même dansé et les personnes qui le connaissent, savent que Marcel, la danse c'est pas trop son truc, sauf passé un certain nombre de verres (nbre que je ne peux pas communiquer pour des raisons évidentes de décence). Bref, un jeudi soir à Djibouti.
Vendredi 5 octobre
Ce matin (ce midi) RDV à 12h avec 2 collègues de Fred qui nous ont invités à venir avec eux sur les îles pour passer la nuit en bivouac. Cool, on va pouvoir sorti le hamac, le lit de camp, le réchaud...en avant pour l'aventure.
Nous avons été au Héron pour préparer leur bateau (le mettre à l'eau) et en route.
IL est 13h, le soleil tape vraiment fort. Nous nous arrêtons sur une première île pour nous rafraîchir avec un bon bain et une bonne bière (Perrier).
Puis nous reprenons la mer, ça fait du bien tout ce vent d'un coup. Direction le banc de sable, la marée est en effet assez basse pour le laisser apparaître. On peut s'y installer pour pic-niquer et passer quelques heures échoué comme ça, au milieu de la mer.
Enfin nous acostons sur une des îles pour nous installer pour passer la nuit.
Pour moi le hamac et pour Fred, le lit de camp Top années 70 acheté en foire à tout. C'est mon baptême de bivouac. Je n'ai en effet encore jamais dormi dehors comme ça. Sur notre coin d'île, il n'y a que nous 4...La nuit est très noire. Le bruit des vagues tout autour nous berce. Au loin, on voit des points lumineux sur la mer, ce sont les pêcheurs qui guettent le poisson. Il y a aussi un chat qui rôde autour de nous (mais comment est-il arrivé là le matou ?). Au début, j'ai un peu peur (mais quelle trouillarde). Et si on était attaqué par des moustiques-tigres, ou kidnappés par des pirates, des extra-terrestres ? Et s'il y avait une tempête, un ouragan? Et si on était englouti par un tsunami ? Et si je n'arrivais pas à m'endormir, en plus j'ai presque terminé mon livre ... Et comment je vais faire si je veux descendre pour aller faire pipi (dans la nature bien entendu, pas de wc) Finalement je me suis endormie comme à mon habitude, c'est à dire en 3 secondes 1/2.
Mais avant, j'ai eu le plaisir de pouvoir admirer la lune presque ronde et en parti cachée derrière les nuages. Je me suis endormie bercée par le bruit des vagues, juste à côté, le léger balancement de mon hamac ...et les doux ronflements de Marcel juste en bas...si rassurants. Bonne nuit Fredouille

Le lendemain matin; c'est le jour qui nous a réveillé dés son levé. C'est agréable de se lever comme ça avec le soleil.
Tout va si paisiblement à cette heure. On se reveille doucement.
Et puis, rien de tel qu'un petit bain de mer pour se remettre les idées en place.
Le moins agréable, ce sont les corbeaux, ces voleurs... a peine le dos tourné; ils ont commencé à picorer notre brioche, espèce sales de petits...
Nous sommes repartis en fin de matinée, un peu fatigués, mais heureux de cette nuit passée.
Fred et moi, après le déjeuner à la maison, sommes allez faire une p'tite sieste, jusqu'à ...17h. Bon bah, il est vrai qu'après une nuit en boîte et la suivante en bivouac, c'est pas de tout repos.
C'est quand qu'on recommence ?










